Wonder Mom 2.0

September 13, 2019

Concilier maternité et business est une affaire de super - héros...

 

De nos jours, j'ai le sentiment qu'il faut absolument et toujours être dans la performance. C'est à celle qui va pouvoir faire le plus de sport possible durant sa grossesse, celle qui aura un corps de rêves directement après avoir accouché, celle qui reprendra le travail le plus tôt...

 

Enfin, laissons faire le temps.

 

La grossesse et la maternité sont des miracles de la vie, et parfois ça n'arrive qu'une fois. Alors autant savourer ces moments.

 

 

 

Je vais, au travers de cet article, assez personnel, vous donner quelques conseils "admins" qui vous permettront peut être de mieux vivre votre grossesse et cette nouvelle vie de maman en étant à son compte.

Vous comprendrez que les propos que je tiens ici, n'engagent que moi. Je suis bien consciente que chaque situation est différente, qu'on s'adapte comme on peut dans toutes les familles.

 

Cela fait maintenant un peu plus de trois ans que je suis entrepreneur, professeur de Yoga à temps plein, et créatrice de contenu depuis vraiment 2 ans. Si si, je vous jure, c'est un vrai métier ! Et ça prend du temps !

Etre à son compte comprend de nombreux avantages :

- Liberté de choisir son emploi du temps, ce qui veut dire organiser mon temps comme bon me semble.

- Créer sa propre identité et personnaliser son contenu quel qu'il soit (pour moi il s'agit des cours que je dispense, mais aussi de ce que je propose en ligne).

- Choisir avec qui on veut travailler et comment on veut le faire.

- Dire non et pouvoir stopper quand on veut.

 

Mais aussi des inconvénients :

- Pas de travail = pas de salaire (bon c'est quelque chose qui personnellement me semble logique, mais apparement je dois quand même le préciser).

- Il n'y a pas d'arrêt maladie, de congé payés.

- Pas de chômage.

- On peut aussi nous dire au revoir du jour au lendemain sans y mettre les formes.

- On paye 25% de nos recettes à l'Urssaf, et parfois ça fait mal au porte monnaie !

 

Je choisis dans mon cas, de me concentrer sur la liste des avantages, parce que mon cas me le permet ! Je suis en bonne santé, nous avons une bonne situation, et j'ai la possibilité de faire pas mal de choses grâce à un réseau de personnes fidèles qui me suivent, et avec qui je peux créer de nouveaux projets.

Quand je suis tombée enceinte, je dois avouer que devoir m'arrêter n'a pas forcément été ce qui m'a le plus angoissée.

Evidemment on se demande si au moment où on reviendra, il y aura toujours du monde, si les studios voudront toujours bien de nous...etc, mais la question de l'arrêt en lui même ne m'a pas posé de problème.

 

Plusieurs démarches sont à effectuer lors de la grossesse afin de pouvoir bénéficier d'un congé maternité.

Et oui mesdames, même en temps qu'entrepreneurs, professions libérales et tout le tralala, nous avons le droit à des indemnités. Et depuis Janvier 2019, des mises à jour ont été faites, et vont dans notre sens, puisque nous avons désormais le droit à 112 jours (soit 16 semaines) d'arrêt indemnisé !!!

 

Il faut donc simplement prendre le temps de compléter et envoyer plusieurs feuillets du livret de grossesse (remis par la RAM par courrier si je me souviens bien), au cours des différentes phases.

Ce fameux petit guide vous pouvez le trouver via le site de la sécurité sociale des indépendants.

 

Quand déclarer sa grossesse ?

La déclaration de grossesse doit être réalisée dans les 14 premières semaines de la grossesse, soit avant la fin du 3e mois. Cela permet de bénéficier au plus vite de la prise en charge des frais de santé.
La carte Vitale devra être mise à jour.

 

Comment déclarer sa grossesse ?

Une fois la grossesse confirmée, un premier examen prénatal est réalisé auprès du professionnel de santé habituel (généraliste, gynécologue etc.). À l'issue de cet examen, le médecin remet un document de déclaration de grossesse avec 3 volets intitulé "Premier examen médical".
Pour déclarer la grossesse, il faut adresser :

  • le volet rose à l'organisme chargé de l'assurance maladie

  • les 2 volets bleus à la caisse d'allocations familiales (CAF)

À qui envoyer les feuillets du carnet prestations maternité ?

Ces feuillets sont à adresser à l'organisme chargé par la Sécurité sociale pour les indépendants de la gestion de l’assurance maladie (auprès duquel sont envoyées les feuilles de soins).

Il y a plusieurs feuillets, qui vous permettront de toucher les indemnités.

 

 

* Le revenu d’activité annuel moyen est calculé sur la base des revenus* des 3 années civiles précédant les dates prévues de versement des prestations.

  • pour les non micro entrepreneurs il s’agit des bénéfices.

  • pour les micro entrepreneurs, il s’agit des chiffres d’affaires déclarés à l’URSSAF desquels est déduit l’abattement fiscal correspondant à l’activité exercée. 

     

Donc c'est versé en deux fois: la 1ère moitié après le 7ème mois, et l'autre moitié après la naissance (bon il faut tout de même être patient parce qu'ils prennent leur temps pour nous créditer les sous).

 

De mon côté, j'ai du arrêter assez tôt de travailler car je souffrais de contractions ligamentaires assez fortes qui m'empêchaient de me déplacer aussi facilement qu'avant.

Se sont ajoutés la rétention d'eau et les baisses de tensions... donc forcément ça n'était pas simple.

Il faut savoir que notre situation de micro entreprise de nous permet pas de bénéficier d'arrêt maladie. J'ai bien essayé de faire remplir un document au médecin pour justifier mon arrêt et l'envoyer à la RAM, mais ils m'ont gentiment envoyé balader.

Donc pas de travail = pas de salaire .

Mais bon, la santé c'est important, alors j'ai stoppé mon activité pro (cours de Yoga), à la fin de mon 7ème mois.

 

Je reviendrais surement plus tard, dans un autre article, sur les difficultés de mon accouchement. En tout cas j'ai eu la possibilité d'utiliser ce qu'on appelle le congés pathologique. Il s'étend désormais (depuis la réforme), sur une durée de 15 jours consécutifs. Il s'agit également d'un feuillet à faire remplir par le médecin ou la sage femme et a renvoyé à son organisme de santé.

J'ai donc choisi de rester avec ma fille un peu plus longtemps, et de ne reprendre que fin Octobre.

 

Toujours sur le plan administratif, voici un autre bon plan signé Jo la débrouille (c'est moi haha). Comme vous le savez peut-être il existe pour les salariés ce qu'on appelle le congés parental d'éducation, pour les mamans qui allaitent par exemple, ou qui veulent simplement rester plus longuement à la maison avec les petits.

Ce congé est également disponible pour les micro entreprises et impose de cesser totalement ou partiellement son activité, pour s’occuper de l’éducation de son enfant.

 

Le congé parental n’est pas rémunéré, mais sous certaines conditions, il peut donner lieu au versement d’une allocation par la Caisse d’allocations familiales (CAF).

Pour ce faire, on doit procéder à la « mise en sommeil » de son entreprise, ce qui permettra d’interrompre l'activité pendant la période du congé, sans devoir procéder à la dissolution de la société.

La mise en sommeil d’une entreprise est limitée à 2 années 

 

Les allocations versées par la CAF sont :

  • La prime à la naissance ou à l’adoption

  • L’allocation de base

  • La prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) : pour les naissances ou adoption

  • Le complément de libre choix du mode de garde (CMG).

  •  

     

     

     

     

     

Je mets quand même en exergue, le fait que la CAF prend en compte les revenus globaux du foyer, donc rien n'assure complètement que l'on peut bénéficier de toutes ces aides. Pour savoir si vous êtes éligibles, il faut se rendre sur le site de la CAF et faire une simulation de demande.

 

 Voilà, assez pour la paperasse administrative ...

d'un point de vue beaucoup plus personnel, je me rends compte avec ce nouveau rôle que ça chamboule trop les aprioris.

On entend toujours un tas d'avis, tout le monde y va de son point de vue : 

"Ah mais tu vas l'allaiter, tu vas être son esclave",

"Tu ne fais pas de co-dodo"

"Tu ne la laisses pas pleurer, elle te manipule"...

 

Et j'en passe... C'est tout bonnement insupportable.

Chaque grossesse est différente, au même titre que chaque bébé l'est aussi, et chaque parent devraient avoir le droit d'éduquer leurs enfants comme bon leur semble.

Ma priorité est le bonheur de ma fille, et pour le moment j'ai l'impression que sur ce point je ne m'en sors pas trop mal.

Pour autant, je ne m'oublie pas dans l'équation. 

 

J'ai, certes, fait le choix de donner beaucoup moins de classes, je ne cours plus pour enseigner à droite à gauche et faire le maximum de chiffre... Je VEUX pouvoir voir mon enfant grandir. C'est un choix.

Pour autant, je profite aussi de ces moments d'autonomie et d'indépendance que m'offre mon statut d'entrepreneur. 

Cette maternité m'aura offert la confiance nécessaire pour encore plus me donner à fond sur la création de contenu. Je partage d'avantage sur les réseaux sociaux, je propose mes podcasts, je travaille avec des marques, j'écris des posts, des articles... Et tout cela m'inspire au quotidien.

 

En conclusion, je pense qu'il s'agit de créer un équilibre , et savoir prendre son temps pour s'écouter dans ce rush permanent.

Il faut bien entendu prendre en compte le bien être de l'enfant, mais le sien aussi.

Si pour vous, reprendre le travail "tôt" et vous donner à 1000% est ce qui vous fait vibrer, alors faites le. Si vous voulez rester chez vous avec bébé, alors regardez ce qu'il est possible de faire à votre niveau.

Il y a toujours des solutions, même si le système de garde en France est un vrai casse tête (je ne m'exprimerais pas sur le sujet, car on pourrait écrire un livre).

 

 

J'espère que mon retour d'expérience, et ces petites astuces vous auront aidé à y voir plus clair.

Il n'y a pas de manuel de super maman. Vous en êtes une déjà, alors écoutez votre coeur et suivez votre instinct :)

 

 

 

 

 

 

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